La nouvelle médecine corps et âme (em francês, nouvelobs.com, 21/10/2003)
Ursula Gauthier
Ni Freud ni Prozac! L’étonnant succès de «Guérir», le best-seller du docteur David Servan-Schreiber, a lancé chez nous la vogue des thérapies qui s’affranchissent de l’alternative psychanalyse ou psychotropes. Partant des découvertes les plus récentes sur le fonctionnement du cerveau, cette nouvelle discipline entend soigner la tête en choyant le corps, et n’hésite pas à puiser dans des pratiques venues du fond des âges. Nouveau gadget ou vraie révolution? L’enquête d’Ursula Gauthier
I. Des méthodes différentes
C’est un neuropsychiatre qui signe de drôles d’ordonnances. A l’hôpital de Pittsburgh où il dirigeait le département de psychiatrie, David Servan-Schreiber recevait souvent des patients âgés et dépressifs: «Le mieux, pour soigner votre dépression, conseillait-il, serait de vous occuper d’un chien – un petit de préférence, pour minimiser les risques de chute. Si vous craignez qu’un chien n’occasionne trop de travail, un chat peut faire l’affaire. Ou sinon un oiseau.» Et si même un canari et un poisson rouge, c’était encore «trop»? «Dans ce cas, suggérait-il le plus sérieusement du monde, prenez soin d’une belle plante d’appartement…»
Au secours ! persifleront les cartésiens. Sous couvert de lutter contre les graves fléaux – dépression, anxiété, stress – qui ravagent nos psychismes déboussolés, faut-il sombrer dans l’irrationnel tendance écolo, et croire au salut par le caniche-à-sa-maman ou la méthode de la main verte? N’assistons-nous pas à la énième recette magique, mi-Rika Zaraï mi-Brigitte Bardot, de l’inénarrable médecine naturiste?
Magique? On aimerait que toutes les magies soient aussi efficaces. Les bienfaits du pet ownership (possession d’un animal de compagnie), désormais objet de nombreuses études scientifiques, ne sont plus contestés. Une étude menée en 1995 sur des patients souffrant d’arythmie grave après un infarctus a montré que ceux qui possèdent un animal risquent six fois moins de mourir dans l’année que ceux qui n’en possèdent pas. Une autre étude due à un groupe de Harvard conclut que les retraités qui prennent soin d’une plante ont une mortalité réduite de moitié par rapport aux autres pensionnaires des maisons de retraite!
David Servan-Schreiber (fils de Jean-Jacques) n’a pas perdu son goût pour les solutions originales en revenant, à 40 ans, s’installer en France après vingt années passées aux Etats-Unis. Le livre qu’il publie aux Editions Robert Laffont agacera sans nul doute les rationalistes, à la fois pour les thèses qu’il défend et pour leur retentissement dans le public – qui s’est arraché 140000 exemplaires en quatre mois! Intitulé «Guérir» (1), il fait l’éloge de méthodes non orthodoxes pour combattre les malaises de l’âme. Il en a choisi sept, qui vont des recettes de bon sens – prendre un peu d’exercice, apprendre à communiquer avec ses proches, se réveiller en douceur – à des disciplines aussi vénérables et mystérieuses que le yoga ou l’acupuncture, en passant par des choix diététiques fondés sur les découvertes les plus pointues de la neurobiologie, ou encore des techniques récentes aux intitulés agressivement technologiques: «cohérence du rythme cardiaque» ou «intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires» (voir encadrés)… Sept méthodes, issues des explorations hors des sentiers positivistes que Servan-Schreiber a menées cinq ans durant avec l’équipe qu’il dirigeait au sein du Centre de Médecine complémentaire de l’hôpital universitaire de Pittsburgh.
C’est un pavé dans la mare. Outre leur caractère insolite, ces méthodes ont en commun de tourner le dos autant aux médicaments qu’à la théorie freudienne. Rappelons que la France est une nation «pharmacodépendante» qui voue un culte à Freud. Notre pays consomme de deux à quatre fois plus de médicaments psychotropes que les autres pays européens. Selon le «Baromètre santé 2000», une femme sur dix et un homme sur vingt ont pris un antidépresseur. Pour les tranquillisants, c’est le double. Par comparaison, les Anglais en consomment huit fois moins que nous!
Rien ne semble à même d’endiguer cette hallucinante surenchère chimique. La psychanalyse, dont les concepts se sont largement vulgarisés, peut bien critiquer cette vision réductrice, biologisante et consumériste du mal-être psychique. En réalité, son ascension au rang de système de référence dominant et la montée en flèche du recours aux psychotropes sont concomitants. Faut-il y voir un lien de cause à effet? L’efficacité des molécules ne vient-elle pas «compenser» en quelque sorte la faible capacité thérapeutique de la cure analytique? Dans les faits, la plupart des psychiatres français ont endossé la double livrée: ils interprètent les troubles mentaux à travers la grille freudienne tout en prescrivant à tout-va Prozac, Zoloft, Deroxat et autres Xanax…
II. Le corps a ses raisons
La nouvelle médecine des émotions que propose Servan-Schreiber se veut une alternative à ce couple infernal. Elle fait fond sur une approche que la psychiatrie classique comme la psychanalyse dédaignent toutes deux: l’approche corporelle. Ce corps, que Freud avait exclu du champ de la cure afin de centrer sur le langage la quête de l’inconscient, hante depuis longtemps le paysage thérapeutique. Plusieurs des disciples de Freud lui ont reproché cette étonnante éviction et ont fondé des écoles dissidentes où le travail sur le corps est conçu comme la voie royale vers le changement. Adler, Jung, Rank ou Reich sont à l’origine de dizaines de méthodes, elles-mêmes subdivisées en centaines de variantes, qui ont proliféré à partir des années 1960. On les regroupe sous l’étiquette de «thérapies psychocorporelles»: cri primal, rebirth, psychodrame, Gestalt, bioénergie, intégration posturale, etc. Nées dans l’effervescence de la contre-culture californienne, elles en ont les qualités et les défauts. Imaginatives, audacieuses, novatrices et exubérantes, elles sont parfois teintées de mystique New Age, d’utopie peace and love et d’à-peu-près doctrinal.
Les méthodes sélectionnées par Servan-Schreiber évitent cet écueil. «Chacune a été scientifiquement validée par des études offrant des garanties de rigueur et de crédibilité», affirme-t-il. Les sceptiques peuvent éplucher les trente-cinq pages imprimées serré à la fin de l’ouvrage qui recensent des centaines de références. Quant à l’auteur, c’est tout sauf un aimable rêveur ou un irresponsable fantaisiste. Impossible d’être plus science dure que ce professeur de psychiatrie, titulaire d’un doctorat en sciences neurocognitives délivré par l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh, haut lieu de la robotique. Sa thèse, publiée par la très exigeante revue «Science», a été rédigée sous la direction de Herbert Simon, père de l’intelligence artificielle et prix Nobel d’économie, et de James McClelland, pionnier de la théorie des réseaux de neurones. Vivant produit de disciplines ultrarationalistes, le jeune chercheur a fondé puis dirigé le premier laboratoire de sciences neurocognitives appliquées à la psychiatrie: il s’agissait de construire des simulations informatiques des réseaux de neurones afin de comprendre le rôle de ces derniers dans les émotions.
III. La part des émotions
Emotions: c’est le maître mot qui éclaire le parcours atypique de David Servan-Schreiber, du bastion de l’intellectualisme vers les thérapies «intégratives». Longtemps les émotions n’ont eu aucun droit de cité dans les programmes de recherche. Tout au long du xxe siècle, les neurosciences et les sciences cognitives se sont attachées à l’étude des processus dits «supérieurs» du cerveau humain, comme le raisonnement, le langage, le calcul, la mémoire, etc. Ce parti pris intellectualisant était si prenant que les premières conceptions du cerveau humain l’ont assimilé à un ordinateur.
Une telle idée du fonctionnement mental faisait évidemment l’impasse sur les émotions, les sentiments et le corps. «Les humeurs, c’était une notion trop vague et inquantifiable», explique Antonio Damasio, le crack en neurologie d’origine portugaise dont les recherches à l’université de l’Iowa ont, depuis, révolutionné notre vision du cerveau. «C’était presque aussi mal vu que de faire des recherches sur le sexe», se souvient David Spiegel, pionnier de l’étude sur le stress à l’université Stanford.
Mais, depuis une dizaine d’années, les avancées des neurosciences mettent au rancart la métaphore de l’ordinateur, au profit d’une vision beaucoup plus dynamique du cerveau qui attribue une place essentielle à l’émotion. Les nouvelles techniques de visualisation, comme la TEP (tomographie par émission de positrons) ou l’IRM (imagerie par résonance magnétique), donnent des moyens d’investigation d’une puissance inouïe. C’est une révolution du même ordre que l’introduction de la radiographie au début du xxe siècle. Le cerveau enfermé dans sa boîte crânienne livre peu à peu ses secrets.
IV. Les trois cerveaux
Le plus fascinant de tous est ce «cerveau émotionnel» lové au cœur du cerveau. Appelé aussi cerveau limbique, c’est un ensemble de structures archaïques commun à tous les mammifères. Selon la théorie darwinienne, qui conçoit l’évolution comme l’addition successive de nouvelles structures, notre cerveau est composé de trois poupées russes. Le plus primitif, le cerveau «reptilien», comprend en gros le tronc et le cervelet. C’est le centre des instincts primaires. Le cerveau intermédiaire, celui des émotions, correspond au système limbique. Le plus récent, le cerveau «supérieur», appelé aussi néocortex, que nous partageons seulement avec les primates, comprend l’enveloppe des deux hémisphères. C’est le siège du langage et de la pensée.
Les deux cerveaux, rationnel et émotionnel, ne fonctionnent pas toujours la main dans la main. Le tissu de la «deuxième poupée» est plus rustique que celui de la «troisième» – les neurones y sont amalgamés et non pas superposés en couches régulières comme dans le cortex –, mais aussi plus propice aux réactions rapides nécessaires à la survie. Le plus surprenant, c’est que le cerveau limbique entretient presque plus de connections avec le corps qu’avec le cortex. Parallèlement à l’activité psychologique, il contrôle de nombreuses fonctions physiologiques, comme le rythme cardiaque, la respiration, la tension artérielle, les sécrétions hormonales, le système digestif et jusqu’au système immunitaire. C’est pourquoi la peur, la honte, le plaisir ou le dégoût font irruption sur le «théâtre du corps» à travers des manifestations involontaires comme la rougeur, les jambes coupées ou le cœur en chamade. C’est aussi ce qui explique la capacité désastreuse du stress à nous coller des ulcères, des arthrites ou des troubles cardiaques. Les poètes avaient raison de lier le cœur-myocarde aux joies et aux tourments affectifs. C’est pourquoi aussi les mots et les idées ont peu de prise sur les émotions… Tous ceux qui ont passé des années sur un divan le confirmeront.
Grâce aux techniques d’imagerie, on suit désormais à la trace le fonctionnement cérébral d’une personne qui lit une histoire drôle, qui mange du chocolat, qui écoute Mozart ou Ligeti, pense à son chat, à sa dulcinée ou à son chef, qui regarde défiler des photos de corps déchiquetés ou de couchers de soleil hawaïens, qui joue au poker, ou encore qui mate des films pornos…
V. L’erreur de Descartes
Ce secteur en plein boom attire désormais des milliers de jeunes chercheurs. Aux Etats-Unis, des millions de dollars sont investis dans les labos spécialisés. Que nous apprennent ces innombrables investigations, auxquelles s’ajoute l’observation des cerveaux lésés accidentellement ou par suite d’une maladie ou d’une dégénérescence? C’est Antonio Damasio – le plus grand neuroscientifique au monde, selon Servan-Schreiber – qui a tiré la leçon de cette avalanche de données. Dans «l’Erreur de Descartes», publié en 1995 (Odile Jacob), il montre que c’est sur les émotions que se fonde la faculté de raisonnement. Un de ses malades, Elliot, s’était bien remis de l’ablation d’une tumeur au cerveau. Son QI élevé n’avait pas été affecté, mais il avait perdu la capacité de prendre des décisions censées. «Il avait le savoir, mais pas le savoir-faire», explique Damasio. Que lui manquait-il? Les émotions «sociales», comme la sympathie, la culpabilité ou l’embarras, qu’il avait cessé d’éprouver depuis sa maladie. Déconnecté de l’expérience émotionnelle, son cerveau «rationnel», intact pourtant, tournait à vide.
Damasio en tire la notion de «marqueurs somatiques», ces signes fugitifs, parfois inconscients, qui impriment nos émotions dans le corps – comme de rougir, d’avoir les tripes serrées par le trac ou l’estomac retourné par la répulsion. Ces signes intimes sont «encartés» dans le cerveau émotionnel et resurgissent involontairement chaque fois que se présente une situation analogue à celle qui les a provoqués jadis. Notre expérience vécue prend ainsi littéralement chair – et oriente nos choix. Freud avait donc vu juste en postulant l’existence du refoulement et de l’inconscient, même si on est loin de «l’inconscient structuré comme un langage» cher à Lacan.
La conscience elle-même, faculté suprême du roseau pensant, que l’on imaginait comme un pur phénomène de l’esprit siégeant dans les zones nobles du lobe frontal aux côtés de facultés mentales supérieures comme la logique ou l’abstraction, repose en fait sur des «images» du corps traitées par les régions les plus archaïques du cerveau! Descartes s’est bel et bien planté: non seulement le corps et l’esprit ne sont pas indépendants, mais le cogito fait fausse route – c’est «je sens mon corps, donc je suis» qu’il aurait dû écrire…
VI. La justesse de Spinoza
Poussant plus loin sa réflexion, Antonio Damasio vient de publier «Spinoza avait rai-son» (2). Si le dualisme cartésien – l’esprit n’est pas de même nature que le corps – ne fait pas l’affaire des neurosciences, le monisme spinozien – corps et esprit sont deux aspects de la même substance – est au contraire sur la même longueur d’onde. Damasio salue les intuitions géniales du «protobiologiste» Spinoza: le fameux concept spinozien du conatus (sorte d’énergie vitale que le philosophe définit comme «l’effort incessant de chaque organisme pour persévérer dans l’être»), il en trouve l’expression organique dans ce qu’il appelle «la sagesse neurobiologique congénitale» de notre cerveau conçu par l’évolution pour nous aider à gérer notre corps. En termes simples, le conatus, l’effort naturel pour se préserver, est automatiquement activé face à la souffrance et à la mort – la mienne ou celle de mes proches. La simple évocation de cette perspective suffit à perturber notre équilibre physiologique. Cette rupture, le conatus y répond par des réactions émotionnelles quasi réflexes et «bénéfiques» qui font agir les individus pour leur propre survie: la fuite face au danger, l’attaque contre l’ennemi menaçant, ou l’inhibition de la douleur quand il faut se défendre…
On le pressentait, mais on est content que la science le confirme: le meilleur médecin de nos maux est notre organisme lui-même, grâce à sa capacité intrinsèque, inconsciente et consciente, à défendre et à restaurer notre homéostasie. Les sentiments sont des «sentinelles» qui font savoir à notre moi conscient l’état de l’organisme à un moment donné. Damasio montre que les états joyeux, qu’il soient réellement ressentis ou seulement «imaginés», correspondent à des états d’équilibre de l’organisme: la coordination physiologique est optimale, la survie est favorisée, le bien-être en prime. A l’inverse, les états de tristesse provoquent le déséquilibre fonctionnel. «Il faut donc rechercher la joie par décret de raison, même si cette quête semble chimérique, conclut Damasio. Et se détacher des émotions négatives comme la peur, la colère, la jalousie, la tristesse.» On connaissait les vertus d’un tel programme dans la quête de la sérénité stoïcienne – ou bouddhique. Aujourd’hui, il apparaît comme le fondement même de notre santé.
VII. La médecine corps-Âme
A partir de prémisses totalement différentes, Damasio accomplit finalement ce que les psychologues humanistes des années 1960 ont tenté à travers leurs thérapies: réintégrer le corps dans le fonctionnement du psychisme. «Nous avons beau savoir que l’esprit émerge du cerveau, c’est-à-dire de l’organisme, la division corps-esprit a été remplacée par un autre dualisme: d’un côté la “tête”, composée du cerveau-esprit, de l’autre le corps “proprement dit”», remarque-t-il. Ce qui empêche de comprendre le rôle capital joué par le corps dans les choses de l’esprit. Corps et esprit sont deux faces de la même entité, mais avec une légère asymétrie au profit du premier: antérieur dans l’évolution, le corps façonne en effet les contenus de l’esprit plus que l’esprit ne façonne les siens.
D’un point de vue thérapeutique, il en découle deux conséquences capitales: que les méthodes les plus efficaces sont celles qui tablent sur les capacités de l’organisme à s’autoguérir; que la résolution des troubles passe par l’harmonie entre le cerveau émotionnel, le cerveau cognitif et la physiologie du corps. «C’est un nouveau monde du soin qui s’ouvre devant la médecine», affirme Damasio. Dans quelques années, prédit-il, on comprendra que des mesures préventives simples sont plus efficaces que la chimie. On soignera la douleur, les affections psychosomatiques et les troubles psychiques par des traitements sur mesure, à base de nutrition, d’exercices, de thérapies psychocorporelles, la médication jouant un rôle complémentaire adapté au cas par cas. «Des psychiatres comme Servan-Schreiber travaillent à cette approche néo-holistique informée par les avancées de la science, ajoute-t-il. Il faut saluer leur courage et leur clairvoyance dans l’état actuel ultra-fragmenté de la médecine, où chaque spécialiste se cramponne à sa spécialité.»
Aux Etats-Unis, le mouvement est déjà enclenché. On l’appelle la «mind-body medicine» – la médecine de l’esprit-corps. Il a pour pape le professeur Jim Gordon, ancien président de la commission du National Institute of Health (Institut national de la Santé) pour les médecines alternatives. Il voyage souvent dans les pays frappés par les guerres, Mozambique, Afrique du Sud, ex-Yougoslavie, pour y former des professionnels à une foule de méthodes testées, empruntées aux médecines traditionnelles: méditation, autohypnose, acupuncture, diététique, phytothérapie, ostéopathie, danse, yoga, etc. Ses équipes du Center for Mind-Body Medicine à Washington proposent des thérapies de groupe aux personnes souffrant de maladies chroniques, de cancer, d’affections cardio-vasculaires, de dépression et d’anxiété, d’infertilité, ménopause, ou même de divorce, séparation ou deuil. Chargé de traiter les conséquences traumatiques de l’attentat du 11 septembre pour les pompiers de New York et leurs familles, il propose ces approches fondées sur le self-care, que l’on peut traduire par: aide-toi toi-même. Les pompiers, qui sont des taiseux et qui «n’aiment pas soigner leur souffrance à coups de pilules», ont apprécié.
Si tout cela signifie que la réconciliation de la science la plus rigoureuse avec l’empirisme des traditions les plus anciennes a commencé, si on parvient réellement à soigner spleen, mal de vivre et dépression en prenant soi-même le «meilleur des deux mondes», comme le dit Jim Gordon, ce serait vraiment une bonne nouvelle.
Ursula Gauthier
(1) Robert Laffont, 302 p., 20 euros. Pour en savoir plus sur ces méthodes: www.guerir.fr.
(2) Odile Jacob, 346 p., 25 euros.


