Babyji est une brahmane de la moyenne bourgeoisie, lycéenne en terminale qui a deux passions: la physique quantique et les femmes.
Elle va se jeter à l’assaut de trois femmes, comme autant de visages de la femme indienne, avec qui elle mènera des liaisons torrides, simultanées, compliquées et pas toujours faciles à gérer, entre ses parents et le lycée.
D’abord une femme plus agée qu’elle, divorcée avec un enfant, qu’elle surnomme Linde. Puis sa domestique Rani, une dalit qu’elle essaye de faire échapper à sa condition misérable en lui apprenant l’anglais et en l’éloignant d’un mari qui la bat. Enfin une jolie camarade de classe Sheela.
Sans oublier Vidur, son meilleur camarade de classe et son père Adit, un colonel très attiré physiquement par Babyji.
Cette comédie de moeurs à la fois provocatrice et drôle, insolente et toute en nuances et humour, se joue dans un contexte politico-religieux particulièrement tendu (nous sommes en 1990) au moment où le parlement indien vote une loi sur la “discrimination positive” réservant, aux castes défavorisées, des places à l’université et dans l’administration, au détriment des brahmanes. Nombre de ces jeunes brahmanes s’immoleront par le feu pour protester contre cette loi.
Brillante élève, Babyji se verra finalement promettre une excellente université aux États-Unis. Dans cet exil, elle abandonnera son adolescence pour devenir femme.
À travers ce roman et cette histoire, témoignage social et anthropologique sur une Inde inconnue, Abha Dawesar brise un tabou de la société indienne, où ces pratiques sexuelles peuvent se faire dans le privé, mais certainement pas se dire et encore moins s’écrire.