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NOUVEAUTÉS!
Dehli, années 1990. La violence des castes déchire le pays, les étudiants s'immolent lors de manifestations contre le gouvernement. Elles sont trois - une lycéenne, une divorcée, une bonne - à graviter autour de Babyji, petite lolita indienne qui, inspirée par ses cours de physique quantique, conjugue la passion du savoir avec le plaisir des sens. Au travers du jeu des possibles entre ces femmes que tout devrait séparer, c'est l'Inde moderne, - loin du folklore et des clichés - qui est décodée.
Roman initiatique aux accents érotiques et subversifs, Babyji témoigne de l'émergence d'une nouvelle vague indienne.
Née en 1974 en Inde, à Delhi, Abha Dawesar est diplômée de Harvard. Elle a travaillé dans la finance à New York avant de se consacrer à l'écriture. Elle vit entre Delhi et Paris et vient d'être élue par Indian Today, le premier magazine du pays, comme l'une des vingt-cinq personnalités de l'année.
Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Il est aujourd'hui connu et salué dans le monde entier où ses romans, notamment À quoi rêvent les loups, L'écrivain, L'imposture des mots, Cousine K sont traduits dans 22 pays. Les Hirondelles de Kaboul et L'attentat sont les deux premiers volumes d'une trilogie consacrée au dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident et qui s'achève avec la parution des Sirènes de Bagdad (Julliard, 2006). L'attentat a reçu le prix des libraires 2006, le Prix Tropiques 2006, le Grand Prix des lectrices Côté Femme, le prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne ainsi que le prix des lecteurs du Télégramme et est actuellement en cours d'adaptation cinématographique aux États-Unis. Le Prix Nobel J.M. Coetzee voit en cet écrivain prolifique un romancier de premier ordre.
Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Il est aujourd'hui connu et salué dans le monde entier où ses romans, notamment À quoi rêvent les loups, L'écrivain, L'imposture des mots, Cousine K sont traduits dans 22 pays. Les Hirondelles de Kaboul et L'attentat sont les deux premiers volumes d'une trilogie consacrée au dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident et qui s'achève avec la parution des Sirènes de Bagdad (Julliard, 2006). L'attentat a reçu le prix des libraires 2006, le Prix Tropiques 2006, le Grand Prix des lectrices Côté Femme, le prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne ainsi que le prix des lecteurs du Télégramme et est actuellement en cours d'adaptation cinématographique aux États-Unis. Le Prix Nobel J.M. Coetzee voit en cet écrivain prolifique un romancier de premier ordre.
Journaliste, écrivain, mère et grand-mère de famille nombreuse, Christiane Collange se consacre depuis une trentaine d'années aux problèmes liés aux femmes et aux relations familiales dans la société contemporaine. Elle est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont : Ça va les hommes ? (1980), Moi, ta fille (1990), Nous, les belles-mères (2001) et Madame et le management (2002). La deuxième vie des femmes a paru en 2005 aux Editions Robert
208 pages | ISBN: 85-88193-25-6 | Prix: R$ 37,00
GUIDE
La richesse de la musique populaire brésilienne (MPB) est comparable à la richesse de nos forêts. L’une comme l’autre recèlent des trésors à découvrir.
Dans nos forêts comme sur nos scènes naissent des fleurs sauvages d’une rare délicatesse et des fruits de saveur incomparable, glissent des animaux craintifs et mystérieux, coulent des eaux cristallines qui vont rejoindre de sombres et puissants fleuves. Sur l’une comme sur l’autre, plane une ombre dense qui rarement se déchire, et dérobe bien souvent à la vue le tout comme les parties qui le forment. Ce qui les différencient fondamentalement bien sûr, est que la forêt est vierge tandis que la musique, toute musique, est connue avant de tomber dans l’oubli. Reprendre des chemins parfois endormis, débrousailler et les remettre en mouvement dans la mémoire musicale brésilienne, sans restrictions et selon les moyens dont nous disposons pour l’heure – les CDs, même si certains sont difficiles à trouver – est le but de ce livre.
«Les 100 Meilleurs CDs de la MPB» – mais que veut-on dire par là? Quel critère autorise à dégager l’essence d’une si vaste production musicale? En fait – et que les aristotéliciens nous pardonnent – les jugements esthétiques ne suivent pas de raisonnements objectifs, et par conséquent, la sélection que nous présentons, comme n’importe quelle autre, a sa part d’arbitraire. En l’absence de critères absolus, nous avons décidé d’élire un parlement pour voter la question. Nous nous sommes donc adressé à des personnes hautement représentatives du monde musical, mais appartenant à des tendances variées de la MPB, afin de garantir la pluralité à laquelle nous tenons tant (mais que beaucoup d’initiatives de ce genre ignorent). Cent titres ont donc été votés, qui font partie du groupe ‘select’ des classiques. Même si, répétons-le, déclarer les 100 meilleurs disques de la MPB a un côté arbitraire, il ne fait aucun doute que chacun d’eux – que nous avons écouté tant et tant de fois – justifie son titre de ‘classique’.
Jorge Luis Borges disait que les classiques sont des oeuvres que des générations, à la suite les unes des autres, «pressées par diverses raisons, apprécient avec une ferveur préalable et une mystérieuse loyauté ». nous faisons nôtre cette phrase. Les classiques nous semblent une création libre, mais aussi une obsession de notre mémoire collective. Borges ajoute que, nécessaires ou non, ces classiques ont une particularité importante: ils ne s’épuisent pas en soi; ils sont destinés à se répercuter au cours des temps, indéfiniment. Nous sommes convaincu que les disques que nous présentons sont dotés de cette qualité. Notre admiration est sincère et nous espérons que le temps apportera sa confirmation.
Dans l’élection des 100 meilleurs CDs de la MPB, 10 ouvrages ont reçu un vote plus expressif et pour cela ont mérité une présentation spéciale. Les voici, par ordre alphabétique:
- Bebadosamba, de Paulinho da Viola
- Cartola, de Cartola
- Clube da Esquina, de Milton Nascimento et Lô Borges
- 2 em 1: Rosa de Ouro, de Clementina de Jesus, Aracy Cortes et l’ensemble Rosa de Ouro
- Elis e Tom, de Elis Regina et Tom Jobim
- O Grande Circo Místico, de Chico Buarque et Edu Lobo
- O Mito, de João Gilberto
- Paratodos, de Chico Buarque
- Tropicália Ou Panis et Circensis, de Caetano Veloso, Gilberto Gil, Gal Costa, Nara Leão, Tom Zé et Os Mutantes
- Urubu, de Tom Jobim
Tous ces albums ont quelque chose de spécial. Quatre d’entre eux sont témoins du lancement de groupes et de mouvements très importants de la MPB: Clube da Esquina, du début des années 70, lorsque le Brésil connaissait un bon groupe de musiciens et de compositeurs de Minas Gerais qui proposaient une fusion intéressante entre le jazz, le rock et la musique régionale; 2 Em 1: Rosa De Ouro, qui, au milieu des années 60, a marqué le mouvement naissant de récupération de la samba traditionnelle; O Mito, qui contient les plages du 33 tours Chega de Saudade de João Gilberto qui, à la fin des années 50, présentait l’ensemble de l’esthétique bossanoviste et provoquait une révolution musicale dans le pays; et Tropicália ou Panis Et Circensis, de 1968, disque-manifeste des tropicalistes qui libérait la musique brésilienne de toute sorte de préjugés et d’anciennes hiérarchies. Deux autres disques des 10 les mieux votés révèlent les rencontres inoubliables de grands artistes: Elis & Tom réunissant la grande interprète Elis Regina, et le grand compositeur Tom Jobim; et O Grande Circo Místico réunissant le génie de Chico Buarque et celui d’Edu Lobo. Enfin, quatre sont le fruit de sublimes voyages introspectifs de maîtres de la MPB: Bebadosamba, élégie à la samba par Paulinho da Viola qui lui voue une véritable passion ; Cartola, où l’extraordinaire Cartola interprète quelques perles de sa composition longuement décantées au cours des ans; Paratodos, où Chico Buarque plonge dans sa propre intimité pour relire sa vie et son art; et Urubu, où Tom Jobim, déjà consacré – et pour cela même libre de faire la musique qu’il aime – montre son éclatant génie.
NON-FICTION
La sensibilité de Sérgio Sá, aveugle de naissance, a été tendrement soignée, grâce à une famille attentive et soucieuse de l’adapter à la vie dans une société répressive et pleine de préjugés. Le fil conducteur de son oeuvre est la suggestion présentée par l’auteur en vue de nous encourager à créer de nouvelles manières de voir, d’entendre, de sentir, d’appréhender le monde. Pour ce faire, nous devons réévaluer le potentiel de nos ressources physiques - le toucher, l’audition, l’odorat et le goût -, mentales et spirituelles - notre capacité de pardonner, de comprendre, de juger sans condamner.
Des sujets tels que l’intégration sociale du handicapé physique, la mise en valeur excessive de l’image de nos jours, les conflits entre l’individualisme et l’estime de soi-même sont présentés d’une manière simple et stimulante : “Le culte de l’image, du fait d’être si puissant, du fait d’être capable d’anesthésier nos sens, (...) nous mène au renoncement de la multiplicité. Maintenant je sais bien qu’il ne me faut pas voir pour croire; nous pouvons aussi entendre pour être persuadés, sentir pour comprendre, savourer pour apprendre, toucher pour interagir !”
Voilà l’un des sens du mot delivery dont parlent les auteurs. L’autre sens est celui du “delivery d’adolescents”: des garçons et des filles sont remis aux bons soins de l’école, du chauffeur, de l’enseignante privée, du médecin, du thérapeute. Ils sont livrés aux spécialistes censés être capables de s’occuper et d’établir des limites à ces adolescents, parce que leurs parents - à qui reviendrait ce rôle - ont aussi des difficultés à le jouer.
Compte tenu des multiples plaintes qu’elle a entendues de la part des parents et des enseignants, qui disent que “cette génération s’est égarée”, l’auteur a invité des professionnels qui s’occupent d’adolescents dans de différents domaines à raconter leur expérience. Et tous les témoins, avec beaucoup de souplesse, ont réussi à démontrer que cette génération n’est pas égarée. Ce sont les adultes qui le seront s’ils ne comprennent pas que, malgré le jetable et l’instantanéité, les adolescents ont besoin de la solidité des valeurs et de l’expérience des aînés. Bien que, du haut de la toute-puissance propre de la jeunesse, ils considèrent tout cela très démodé.











